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07/05/2015

Il y a bien mieux que les politiques monétaires pour accélérer la croissance de l'économie

Les meilleures mesures de stimulation économique sont …fiscales,  parce que la fiscalité s’applique à tous, directement, sans intermédiaires, quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle concernée. Une fiscalité rénovée permettra des comportements économiques libérés  et  plus productifs en favorisant la prise de risques économiques sans crainte d’un « nunchaku fiscal » au final, tout en  dégageant des pistes d’enrichissement patrimonial pour les classes les moins aisées.

Tandis que les politiques monétaires, elles, sont généralement rendues inopérantes  par le mimétisme asphyxiant de leurs leviers de transmission, c’est-à-dire des opérateurs chargés d’en distribuer les bienfaits. Par exemple, quand la Banque centrale européenne lance ses opérations de refinancement à long terme des banques, celles-ci empruntent des centaines de milliards d’euros mais pour les investir en obligations de leur État, non pour les injecter dans l’économie en consentant des crédits aux entreprises et aux ménages.

Dès lors, seule une fraction de tout l’argent bon marché injecté dans l’économie par les banques centrales nationales, au gré des politiques monétaires successives, arrive à destination des ménages et des entreprises. Cette manne est en effet canalisée et captée par quelques institutions bancaires et financières intermédiaires qui choisissent de n’en faire bénéficier qu’à quelques-uns de leurs clients triés sur le volet, selon toujours la même panoplie de critères uniformes. Lire la suite

05/05/2015

Les contrats PPP: De la poudre de Perlimpimpin ?

Les partenariats public-privé (PPP) sont des contrats qui permettent à l’Etat ou à une collectivité publique de confier à un opérateur privé le financement, la construction, l’entretien et l’exploitation d’équipements collectifs (collège, éclairage, hôpitaux, stades, canaux, prisons, etc.). En contrepartie de la réalisation du projet, le donneur d’ordres public verse un loyer sur plusieurs décennies – jusqu’à 40 à 50 ans pour les infrastructures de transport. Lorsque le contrat arrive à échéance, la personne publique devient propriétaire de l’ouvrage. Les banques et les industriels promeuvent les PPP en mettant en avant deux arguments : c’est plus rapide et ça ne coûte pas plus cher que les autres modalités d’investissements publics.

Ce n’est probablement que de la poudre jetée aux yeux des décideurs politiques actuellement sollicités pour des projets tels que : le tram de Liège (encore au stade de l’enquête publique), les écoles en Communauté française, les nouvelles prisons, dont celle de Marche-en-Famenne (en construction), le nouveau projet de complexe pénitentiaire à Haren, le tunnel Léopold II à Bruxelles, le nouveau centre administratif de la Région de Bruxelles-Capitale. Lire la suite

04/05/2015

Refonder une confiance devenue évanescente entre les entreprises et les investisseurs

L’ancien président du très sérieux Institute of Chartered Accountants in England and Wales (l’équivalent de notre Ordre des experts-comptables), Paul Druckman a une délicatesse toute britannique pour asséner des vérités qui blessent : « Nous devons refonder une confiance qui n’existe plus trop entre les entreprises et les investisseurs, entre les décideurs économiques et le public. » Il est aujourd’hui le directeur exécutif de l’International Integrated Reporting Council (IIRC, comité international pour le reporting intégré).

Ce comité inconnu du grand public, créé en 2010, regroupe des représentants de grandes entreprises (General Electric, Xerox, Tata, Microsoft, Solvay…), d’investisseurs (BlackRock, HSBC, UBS…), de cabinets d’audit (les Big Four y sont), d’autorités de régulation des marchés, d’organisations non gouvernementales et des professions du chiffre venus de tous les continents. Leur constat est commun : Dans les années 1970, les comptes annuels publiés par les entreprises représentaient 80 % de leur valeur, et 20 % y échappaient. Aujourd’hui, les proportions sont inverses. Non pas que les chiffres soient faux, mais l’économie a changé. La valeur d’une entreprise est aussi celle de ses propriétés intellectuelles, de ses marques, de sa réputation, des compétences de ses salariés, de son impact sur l’environnement… Lire la suite