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07/12/2016

La chute de Take Eat Easy ? Désespérant mais pas grave !

La start-up belge Take Eat Easy, parangon du secteur food delivery (livraison à domicile de repas) tire sa révérence, en pleine croissance de ses activités (croissance mensuelle de 30% sur les douze derniers mois avec 20 villes européennes, 3000 livreurs, 3500 restaurants) et sans avoir démérité. Paradoxal, n’est-il pas ? Pas vraiment. Il ne faudrait pas oublier qu’en Belgique, environ un quart des TPME font faillite alors que leur carnet de commandes est plein ! La suprême raison de leur échec : les difficultés chroniques de leur trésorerie. C’est donc un problème assez classique.

Heureusement, les véritables « grands perdants » dans cette aventure avortée ne sont ni les fondateurs de la start-up, ni les livreurs, ni les restaurants, ni les clients, mais seulement les investisseurs professionnels des deux dernières grosses levées de capitaux. Respectivement 6 millions d’euros, en avril 2015, tour de table de Série A auprès de Rocket Internet, DN Capital et Piton Capital et 10 millions d’euros, début 2016, tour de table de Série B auprès des mêmes investisseurs et d'Eight Road Ventures (anciennement Fidelity Growth Partners). Et ces capitaux-risqueurs ont habituellement les poches profondes.

Donc, dans l’ensemble il s’agit d’un moindre mal, puisque les clients peuvent recourir à d’autres plateformes de livraison et que les restaurateurs et les coursiers peuvent passer à la concurrence, notamment chez Deliveroo. Pour les fondateurs de Take Eat Easy (TEE), il n’y a pas de soucis à se faire. En effet, une équipe qui a réussi à convaincre des professionnels du capital-risque de lâcher 16 millions d’euros, en deux levées rapprochées, pour une jeune pousse opérant dans un secteur très concurrentiel, avec un business modèle lacunaire recèle forcément des talents communicationnels hors pair qui seront réutilisables pour d’autres aventures entrepreneuriales.

Quels enseignements tirer de la chute prévisible de TEE?

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06/12/2016

A quoi est dû le taux élevé d’échec des startups ?

Le taux particulièrement élevé d’échec des entreprises émergentes est attribuable principalement à des problèmes d’entente au sein de l’équipe fondatrice.

Une enquête récente menée aux États-Unis en 2014 par des venture capitalists attribue la majorité (72%) de leurs échecs concernant les jeunes entreprises qu’ils ont en portefeuille à des problèmes au sein de l’équipe de management. Dans une autre étude en 2015 on a demandé à des investisseurs français d’identifier les problèmes pouvant survenir dans les entreprises qu’ils ont en portefeuille ; 67% des problèmes évoqués impliquaient des conflits au sein de l’équipe dirigeante. Selon les travaux du professeur  Noam Wassermann (université de Harvard) sur une petite dizaine de milliers d’entreprises; 65% des startups échouent essentiellement en raison de problèmes interpersonnels entre fondateurs.

La recherche académique a intensément étudié les taux d’échec mais malheureusement, en se focalisant presque entièrement sur les causes externes plutôt que sur les intoxications endogènes (les décisions fondatrices pouvant mener à des « problèmes de personnes), bien plus prégnantes. On en sait donc très peu sur les principaux périls de l’activité entrepreneuriale, acclamée comme le cœur et l’âme de l’activité économique.

Ces conflits interpersonnels entre associés sont le fruit des décisions difficiles face aux dilemmes fondateurs de toute jeune pousse : s’associer et partager. Environ 70 % des conflits entre associés sont dérivés d’une mauvaise distribution initiale des actions et 30% des antagonismes sont la conséquence d’une mauvaise évaluation préalable des tempéraments !

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05/12/2016

Qu’est-ce qui freine la création d’entreprise en Belgique ?

Trois des principaux freins sont :

 

La peur de l’échec et concomitamment le manque de prise de risque 

Les fondateurs belges sont courageux mais pas téméraires : contrairement à leurs pairs anglo-saxons, trois quarts des fondateurs ne mobilisent pas l’entièreté de leurs économies pour lancer leur projet. Sur 129 cofondateurs interrogés, 31 avouent avoir investi dans leur projet moins de la moitié de leurs fonds personnels disponibles. Tandis que 47 d’entre eux reconnaissent n’avoir consacré que la moitié de leurs économies pour lancer leur projet et 19 annoncent avoir investi près des trois quarts de leurs ressources financières. Seuls 32 fondateurs ont déclaré avoir investi tout ce qu’ils avaient pour donner une chance à leur entreprise. La plupart des fondateurs reconnaissent leur attirance pour le crowdfunding pour des raisons évidentes (test, traction, buzz, etc.) mais aussi pour une raison moins avouable : recourir à la foule plutôt que risquer sa « brave geld ».

 

Le manque de talents entrepreneuriaux et communicationnels

Plus de  90 % des jeunes pousses échouent à lever des capitaux de démarrage (first round capital).

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