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07/08/2017

Crowdequity, un financement à moindre coût, vraiment?

Proclamer que le financement participatif est un financement à moindre coût est un leurre marketing. Sauf peut-être pour le donation based crowdfunding ou éventuellement pour le reward based crowdfunding. Mais ce dernier est également périlleux, notamment si le porteur de projet ne maîtrise pas ses coûts d’envoi et/ou ses coûts de production.

Concernant l’equity based crowdfunding cette assertion ne peut être qu’une hallucination !

Illustration : le coût d’un investissement dans une jeune entreprise sur la plateforme MyMicroInvest (MMI) est comparable aux tarifs du capital-risque et des fonds de placement. La plateforme s’inspire des fonds de placement structurés, qui retiennent à la source 2% de frais de gestion par an. Dans cette optique, MMI prélève une commission de 12% sur les fonds collectés, correspondant aux frais de gestion d’un investissement (en l’occurrence une prise de participation) sur une période de six ans.

Donc, un particulier investissant 1 000 euros dans une start-up ne sait pas vraiment que celle-ci n’en encaissera que 880 euros. Le coût de la pure collecte de fonds pour la jeune pousse est ici de 12%, soit plus de deux fois ce que prennent habituellement (5%) les leveurs de fonds traditionnels. A ce coût il faut encore ajouter d’éventuels coûts annexes de campagne (réalisation de vidéos professionnelles, etc.).

En outre, dans les cas d’une participation au capital, MMI prélève également une commission sur la plus value réalisée. Elle n’est effectivement perçue que lorsque l’investisseur a réalisé un rendement annuel d’au moins 10% sur le montant souscrit, donc y compris les frais de gestion de 12%.

 

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06/08/2017

Le crowdfunding démocratise l'accès au financement, vraiment?

Fantasme d'un accès plus facile pour tous

 Selon le rapport « The Future of Finance, The Socialization of Finance » produit par Goldman Sachs en 2015, le crowdfunding concrétiserait une finance plus « sociale et démocratique » qui illustrerait sa socialisation.

Certes le système est, pour les demandeurs de financement, plus simple (à condition de disposer de talents communicationnels), plus rapide (40 jours en moyenne) mais aussi plus coûteux que le système bancaire classique (comme pour les combats de gladiateurs, tout avantage est contrebalancé par un inconvénient).

Mais est-il réellement plus accessible ?

La plupart des plateformes de crowdfunding se targuent de procédures drastiques de sélection où seulement 1% à 5% des candidats sont retenus. Ces plateformes peuvent alors se vanter de ne proposer à leurs visiteurs que la « crème de la crème » des projets en quête de financements.

Look&Fin est un exemple que la démocratisation de l’accès simplifié au financement ne se fait qu’à la marge. En effet, la plateforme annonce la couleur franchement : elle ne cible que les entreprises arrivées à maturité et déjà rentables. Trois critères d’éligibilité :

-         Déjà rentables.

 

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05/08/2017

Les fantasmes du crowdfunding

De la bouche et des écrits des thuriféraires les plus enthousiastes du crowdfunding, on recueille des témoignages du type :

« Alors que les investisseurs traditionnels resserrent les cordons de leur bourse, les plateformes de crowdfunding – où les internautes financent directement des projets de petite taille en devenant actionnaire, créancier ou donateurs – portent tous les espoirs des très petites entreprises. »

Pour de nombreux entrepreneurs, la levée de fonds représente un obstacle majeur, notamment pour les nouveaux venus qui souffrent d’un manque de contacts dans le monde assez fermé des capitaux-risqueurs. Il est souvent difficile d’obtenir un rendez-vous, la compétition pour l’accès aux fonds fait rage et il est rarement accordé de seconde chance. « Mais avec les plateformes en ligne, les startups auront accès à un éventail plus large de contributeurs potentiels, sans aucune contrainte géographique, ce qui devrait augmenter leurs chances de succès. »

Les épargnants peuvent, grâce à Internet, jouer le rôle de banquiers, d’investisseurs providentiels (« 1 000 euros suffisent pour se lancer comme business angel »), de producteurs (d’artistes), de promoteurs immobiliers ou de mécènes… 

 

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