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11/08/2017

Les plateformes de crowdfunding sont bien des intermédiaires à but lucratif, quoi qu'elles en disent!

La finance participative nage en plein paradoxe. Elle connaît une progression phénoménale qui trouve ses racines dans les nouvelles possibilités qu’offre Internet (rapidité d’exécution et accès à l’information à coût virtuellement nul) ainsi que dans les nouveaux usages que celui-ci a rendus possibles : réseaux sociaux et communautaires, mais surtout…désintermédiation !

Or, les opérateurs de plateformes de financement participatif sont de fait de nouveaux intermédiaires mais qui n’assument pas ou maîtrisent mal ce concept flou, à géométrie variable, d’intermédiaire. Collecter des fonds c’est être prestataire de service de paiement. Et même si cette collecte se fait indirectement, au travers d’un tiers agrémenté (Banque) c’est toujours la plateforme qui est maître d’œuvre et qui doit en assumer la responsabilité juridique, au moins en tant qu’agent de prestataire de service de paiement.

 

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10/08/2017

Crowdfunding : une neutralité de façade

Les industriels du crowdfunding se présentent comme des acteurs neutres, transparents proposant des technologies mettant en lien deux parties : porteurs de projet et mini-investisseurs.

Pourtant, ils ont un discours évangélisateur assénant l’impact résolument positif pour l’entrepreneuriat : certains groupements agissent même comme des réseaux d’influence conseillant les politiques publiques en faveur du développement du crowdfunding. Ils usent d’une sémantique bien rodée : discours mettant en avant l’opportunité que représente le financement participatif en termes de soutien direct, de croissance économique, de lien social, de sentiment d’engagement et de proximité des individus.

Contrairement à ce qu’elles affirment, les plateformes de crowdfunding sont bien des intermédiaires et qui ne sont, par essence, pas neutres. Du simple fait qu’elles font de la promotion active des projets qu’elles sélectionnent et que leur rémunération dépend du résultat de cette promotion. En effet, leur rémunération est proportionnelle au montant des fonds collectés. Dès lors, les niveaux d’information et de transparence attendus d’elles (ou des collecteurs de fonds) seront toujours sujets à caution.

 

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09/08/2017

Le crowdfunding et son fantasme de révolution du système de financement

« À terme, le crowdfunding a vocation à remplacer des pans entiers du système financier », « Prêter directement de l’argent à une entreprise, une révolution qui devrait pallier la frilosité des banques en matière de financement », s’enthousiasmait-on en 2013. Vraiment ?

En réalité, le soutien d’acteurs bancaires classiques montre que le crowdfunding n’est pas à considérer comme une solution de remplacement, venant débouter les acteurs classiques de leur monopole, mais plutôt comme une nouvelle réponse à celles déjà existantes.

Au stade actuel, le crowdfunding s’intéresse à un marché délaissé par le système bancaire (c’est une solution pour des projets jugés trop petits et/ou trop risqués pour les banques), donc il lui est complémentaire. Il ne s’agit pas d’une alternative à l’épargne classique et au secteur bancaire.

En outre, le financement participatif marche allègrement sur les plates-bandes des institutions de crédit. Ainsi, pour éviter l’aventure malheureuse (des investisseurs mécontents ont intenté une class action) de Prosper aux États-Unis, les plateformes de prêts cherchent à présenter uniquement des entreprises en bonne santé économique qui pourraient théoriquement passer les tests des banques. Or ces entreprises ont déjà un accès favorisé auprès des organismes de crédit. Ce ne sont pas à ces entreprises qu’il faut porter secours. On se trompe de cible.

 

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