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11/09/2017

Crowdfunding: les campagnes de promotion peuvent vite tourner au cauchemar financier

N’oublions pas que préalablement à la campagne de levée de fonds, il y a, la plupart du temps, des mois d’un travail sophistiqué de formalisation, de structuration, de préparation de la communication.

Richard Swart de l’université de Californie a découvert que les campagnes ayant réussi à collecter 100 000 dollars ont nécessité au moins 200 heures de préparation. En outre, les initiateurs de ces campagnes passent en moyenne 136 heures à les gérer. Pour réussir leur campagne beaucoup d’entrepreneurs y consacrent des mois à leur préparation.

Si vous sous-traitez dans sa totalité la gestion de votre campagne promotionnelle sur une plateforme de crowdfunding à une agence de communication, celle-ci pourra exiger une commission avoisinant parfois le quart, voire le tiers des fonds récoltés !

Cette commission d’agence (qui oscille typiquement entre 10% et 30% des fonds collectés) s’ajoute bien évidemment à la commission de la plateforme (qui oscille, elle, entre 5% et 15% des fonds levés).

 

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10/09/2017

Crowdfunding: embûches et mécanismes insidieux des campagnes

Les campagnes de collecte de fonds auprès du grand public peuvent avoir des conséquences inattendues, parfois sérieuses. Si elles échouent, cela devient comme un fanion rouge agité devant les yeux des banquiers, des business angels et des venture capitalists : ceux-ci peuvent mettre en question la viabilité du projet. Un échec dans la collecte peut hypothéquer les chances de réussite de toute tentative ultérieure de levée de fonds. D’où l’importance de savoir se fixer des objectifs de collecte attingibles. Car si l’objectif n’est pas atteint, vous ne recevez (généralement) rien et vous sabotez vos chances pour les tours de table suivants.

C’est la triste réalité du monde des affaires mais beaucoup d’entrepreneurs ne sont pas capables de commercialiser leurs idées ou finissent par fournir un produit ou un service bien en dessous des attentes du marché. Dans des circonstances normales, une entreprise privée a le luxe de faire un flop calmement, presque anonymement. Il n’en est rien dans le domaine du crowdfunding. Le corollaire, quand on utilise un canal dans lequel le succès dépend énormément du buzz créé par les médias et par les réseaux sociaux, est que quand vous échouez, vous le faites face à une très vaste et très vociférante audience.

 

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08/09/2017

Crowdfunding : il n’y aura pas de place pour tout le monde!

Les sites de crowdfunding fleurissent d’autant plus facilement que pour se lancer il suffit d’acheter une plate-forme clé en main. Pour 5 000 à 20 000 euros, selon la complexité. Capsens (service leader en Europe pour lancer sa plateforme de crowdfunding) par exemple, propose des sites prêts à l’emploi. Toutes les semaines, ce genre de société est sollicité par de nouveaux venus qui sont tous persuadés d’avoir la bonne idée.

L’effervescence actuelle autour du crowdfunding, le nombre exponentiel de sites prêts à se lancer ou l’originalité de certains modèles économiques ne sont pas sans rappeler le boom des sociétés Internet à la fin des années 1990. À l’époque, toutes promettaient de révolutionner nos vies. L’explosion de la bulle et la concentration du secteur avaient eu raison de la majorité d’entre elles, tout en faisant émerger de solides leaders. Il est probable qu’il en sera de même pour les plateformes de financement participatif.

Le business modèle est porté par le volume de transactions 

Au plus il y a de projets réussissant leur collecte de fonds sur la plateforme, au plus celle-ci gagne de l’argent. Par exemple, pour les sites de crowdlending et de reward based crowdfunding l’équation est simple : comme ils taxent entre 5% et 6% des montants qui passent chez eux, ils doivent réaliser, grosso modo, de 10 à 15 millions d’euros de collecte par an pour atteindre l’équilibre.

 

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