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09/01/2017

Les associés: le plus grand danger pour les startups

Deux dilemmes primordiaux…

Ce sont les tout premiers pièges qui se présentent au porteur de projet, ils sont les plus communs, potentiellement mortels (pour l’existence de la start-up) et paradoxalement les plus sous-estimés par la plupart des fondateurs : se tromper dans le choix de ses cofondateurs et se tromper dans le partage du capital.

Si vous commettez ces deux erreurs d’appréciation originelles tout ce que vous construirez sera bâti sur du sable ! C’est la voie royale vers l’échec.

Peu importent l’originalité de votre produit, la pertinence de votre étude de marché, la perfection de votre enquête de terrain, l’efficacité de votre stratégie, la croissance extraordinaire de votre marché et de vos revenus, l’excellence de vos ressources en hommes et en équipements, l’abondance de vos financements ; vous irez quand même dans le mur !

C’est statistiquement prouvé : 90 % des startups échouent (la plupart du temps, dans les dix-huit premiers mois !) et dans 70% des cas, l’échec est dû à des conflits entre associés : approximativement deux tiers des disputes se font entre co-fondateurs et le tiers restant représente les désaccords  entre fondateurs et investisseurs.

Bien choisir ses associés et bien répartir le capital-actions : n’est pas une garantie de réussite, mais c’est tout de même la combinaison offrant les plus grandes chances de succès.

Bien choisir ses cofondateurs mais mal partager son  capital : augmente sensiblement les probabilités de voir naître des conflits et des jalousies durant le développement de la jeune pousse. Il en va de même quand on choisit mal ses associés tout en distribuant correctement les actions.

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06/01/2017

Nos startups ne baignent vraiment pas dans un écosystème idéal

Ce qui est terrible c’est que dans notre système de fonctionnement, des myriades de coaches -accompagnateurs défendent avec force leurs partis pris sur qui est le plus à même d’effectuer l’évaluation : l’investisseur. Dans leur conception « La main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit ». En d’autres mots, ils ânonnent en chœur : « Vous valez ce que le marché vous dit », « Vous vaudrez ce que l’investisseur acceptera de payer », etc.

Or le préjugé que seul l’investisseur sait (évaluer) n’est pas forcément vrai. Ce n’est même souvent pas le cas !

Premièrement, nombre d ‘investisseurs ne connaissent, ou n’utilisent, que deux ou trois méthodes d’évaluation essentiellement classiques et toujours basées sur les projections financières de la start-up. Et même parmi ces méthodes quantitatives, essentiellement fondées sur les ratios comptables et les mathématiques financières, il y a plusieurs variantes possibles si bien que parmi les réseaux de business angels il n’existe pas de portrait-robot de la méthode de valorisation idéale, ni d’une combinaison idéale de plusieurs méthodes possibles.

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04/01/2017

Start-up: nombre de créateurs d’entreprise ont une attitude sidérante

Le talon d’Achille dans la plupart des présentations de projet de start-up est la proposition d’investissement qui devrait normalement conclure le pitch. En quoi exactement votre start-up représente-t-elle une réelle opportunité d’investissement ? En d’autres mots, comment va-t-elle faire gagner de l’argent à l’investisseur, dans quel ordre de grandeur, dans quel délai, et surtout à quelles conditions ? Ce dernier point est le plus hasardeux et le plus craint par les porteurs de projet, parce que la plupart ne le savent pas encore, ou n’ont pas vraiment approfondi la question, et se cachent derrière les formules vagues ou dilatoires.

En fait, un bon nombre de créateurs d’entreprise ont une attitude sidérante : ils laissent sciemment de côté le processus d’évaluation et décident péremptoirement (à l’intuition) une valeur marchande de leur start-up, simplement en décidant quelle fraction de leur propriété ils sont prêts à céder en échange de capitaux frais :

« Heu… 10 % ». 

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