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29/04/2015

Eléments primordiaux d'un écosytème entrepreneurial efficace

Face à la crise belge du capital amorçage et du capital démarrage, c’est-à-dire le capital risque stricto sensu, un nouveau type de structure pourrait bien devenir le meilleur "engendreur de success stories" que nous ayons connu jusqu’ici. Il s’agit de l’ « accélérateur de startups », un nouveau concept d’encadrement personnalisé destiné à mettre des jeunes pousses technologiques ou scientifiques innovantes sur les rails de la réussite.

Les accélérateurs de startups (TechStars, Y Combinator aux Etats-Unis, L’Accélérateur à Paris, Nest’Up en Wallonie, etc.) offrent un nouveau type d’intermédiation proactive à véritable valeur ajoutée, non seulement pour les entrepreneurs « accélérés », mais aussi et surtout  pour les investisseurs.

L’entrepreneuriat en Belgique souffre d’un manque d’accompagnement concret à l’amorçage de projets innovants. Les incubateurs et autres pépinières apportent de réelles aides, mais ne peuvent soutenir de manière personnalisée tous les entrepreneurs qu’ils hébergent. Grâce à une démarche pédagogique de la part des fondateurs, l’accélérateur est totalement impliqué dans la réussite de ses startups. Ainsi Nest’Up, première structure d’accompagnement en Belgique totalement dédiée à la formation et au succès d’entrepreneurs (en l’occurrence du numérique), devient un exemple salutaire d’alternative aux initiatives publiques d’aide à la création d’entreprise. Lire la suite

28/04/2015

En vogue mais peu pérennes : Le paradoxe des plateformes de crowdfunding

Malgré leur succès grandissant, la plupart des plateformes de crowdfunding peinent à atteindre leur seuil de rentabilité. Dès lors on doit se demander si leur business modèle fonctionne correctement.

Celui-ci est incarné par une simple source de revenus : les montants prélevés sur les utilisateurs, entre 5 et 10 % sur chaque collecte de fonds réussie. Appelés frais de transaction, frais de service ou frais de mise en relation, ce sont des habillages sémantiques, politiquement corrects, d’une même réalité, mal assumée par les plateformes de crowdfunding : la commission d’intermédiation !

Or, depuis longtemps, la tendance dans le marché des capitaux privés est à la désintermédiation, donc à une diminution de la valeur de l’intermédiation.

La commission d’intermédiation (qui ne dit pas son nom), proportionnelle aux montants levés, est relativement chère surtout à l’aune de la valeur ajoutée promise. Celle-ci est apportée par le service et surtout par le conseil. Or ce dernier est plutôt bancal : il ne s’agit souvent que d’une foire aux questions, d’un guide, d’une brochure ou d’une fiche à destination libre des porteurs de projets. Des données brutes servies impersonnellement : bref, des conseils génériques bien loin des conseils personnalisés souvent vantés. Lire la suite

27/04/2015

Le crowdfunding sonnera-t-il le glas de la filière angélique traditionnelle?

Le crowdfunding semble une merveilleuse nouvelle opportunité pour le grand public d’investir dans des startups et de contribuer ainsi à créer de l’emploi. Les professionnels de l’investissement early stage, sentant que si le capitalisme populaire se développe certains parmi eux perdront des plumes, rétorquent que financer des jeunes pousses est une activité à très haut risque et devrait être laissé à ceux qui sont à la fois aptes et expérimentés à évaluer de tels projets et qui ont les moyens et la patience d’attendre que les quelques rares startups gagnantes arrivent à maturité.

Leurs inquiétudes sont pertinentes et les risques sont réels, mais ceux-ci, par nature, s’autorégulent. En effet, si les gens sont stupides et perdent leur argent ils ne recommenceront pas. Le gouvernement ne doit pas surprotéger (et étouffer) le public, celui-ci doit apprendre à se protéger tout seul et peut lui-même faire un meilleur travail que ne le fera jamais un gouvernement. Une régulation trop contraignante et restrictive des investissements dans des startups, ne se justifie pas, dans la mesure où l’investissement spéculatif  n’est pas un passage obligé mais une option supplémentaire offerte au choix du citoyen-internaute-investisseur. Le gouvernement ne peut empiéter sur la liberté de choisir des citoyens. Lire la suite