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22/05/2017

Startups: prenez garde aux clauses de liquidation préférentielle

Au moment d’investir, les business angels considèrent souvent, la valeur premoney et la valeur postmoney de la start-up ciblée. S’ils reçoivent en échange des capitaux qu’ils apportent, un pourcentage spécifique des actions ordinaires de la jeune pousse, et rien d’autre, le calcul desdites valeurs peut être assez simple.

Mais les business angels ont appris des venture capitalists (sociétés ou fonds de capital-risque) à négocier des actions préférentielles plutôt que des actions ordinaires en échange de leurs investissements, ainsi que des sièges au conseil d’administration, des voix de préférence attachées à certains titres de propriété, des moyens additionnels de contrôle, des warrants, des stock options et des dividendes. Dans ces conditions difficiles à quantifier objectivement, l’évaluation de la start-up au moment d’investir devient complexe.

Par exemple, sur une valeur premoney de 3 millions d’euros, quelle serait la différence de valeur imputée si on ne recevait qu’un seul siège au conseil d’administration au lieu de deux : 25 000 €, 100 000 €, 500 000 € ?

 

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21/05/2017

Pourquoi les startups doivent mourir

Il y a beaucoup d’excitation quand on lance une start-up, mais on ressent grandement le malheur et la tristesse quand l’entreprise émergente échoue. Il y a souvent beaucoup de récriminations et de jérémiades sur les causes de l’échec. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? A qui la faute ? Qu’est-ce qui aurait dû être fait pour la sauver ?

C’est d’autant plus vrai quand la jeune pousse a consumé beaucoup de fonds et il y a alors  toujours un tas d’accusations proférées post-mortem. L’échec cause non seulement une douleur personnelle et émotionnelle, il est également considéré comme un épouvantable gâchis parce que tant d’argent a été perdu en vain.

Les entrepreneurs aguerris se dresseront et assumeront la responsabilité de l’échec, parce que la start-up s’est écrasée alors qu’ils étaient aux commandes ; tandis que d’autres essaieront de s’esquiver en trouvant quelqu’un d’autre à blâmer. Soit les investisseurs les ont lâchés ; ou soit l’environnement externe n’était pas favorable ; ou la concurrence a pratiqué une politique de prix prédatrice ; ou ils étaient trop tôt sur le marché et les conditions du marché n’étaient pas correctes.

 

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19/05/2017

Que manque-t-il à l’écosystème wallon pour multiplier les stars ?

Aujourd’hui, la Wallonie a presque tout, de bons ingénieurs, des idées, de très nombreux doctorants, la compréhension du monde, les fonds de capital-risque, des prêts à l’innovation, les incubateurs et accélérateurs, etc. Son écosystème du capital-risque rattrape, petit à petit, son homologue flamand en valeur, même s’il est encore loin de le rattraper en nombre d’opérations réalisées (les startups technologiques wallonnes ont levé 54 millions d’euros en 2016, tandis que leurs paires flamandes en ont levé plus de 200 millions). Bref, la Wallonie a coché énormément de cases et dispose maintenant de nombreux atouts pour faire émerger des champions mondiaux numériques, mais il reste encore du chemin à faire...

Bien sûr, il manque plusieurs choses, à commencer par des femmes, qui ne sont pas assez nombreuses dans le numérique (et encore moins dans le capital-risque). Il manque aussi aux Belges francophones de l’ambition, cette volonté de puissance qu’ont les Anglo-Saxons. Or, à l’échelle de la guerre mondiale qui se joue, nous ne pouvons plus nous payer le luxe de ne pas être ambitieux.

Et puis, il n’y a pas assez de transfert de technologies entre le monde académique, les universités, les hôpitaux, le FNRS (fonds national de la recherche scientifique) et les entreprises. Il est d’ailleurs symptomatique qu’en  régions francophones le système des spin-offs (c’est-à-dire les startups issues de l’enseignement supérieur) ne fonctionne pas bien. La Belgique est parmi les  grands pays au monde en matière de recherche (nos trois régions y contribuent de manière équivalente, toutes proportions gardées), et en tenant compte du nombre de doctorants par rapport à sa population universitaire. Les trois régions du pays constituent  un royaume  de technologies, mais celles-ci ne percolent pas assez dans le tissu économique. Et quand cela se fait, c’est beaucoup trop long, notamment dans le tissu économique wallon.

 

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