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02/10/2017

Rénovons nos référentiels de compétences entrepreneuriales

La théorie de l’accompagnement entrepreneurial, ayant accumulé un volume impressionnant de connaissances depuis les années 1980, distingue un stock de compétences entrepreneuriales, à géométrie variable, et elle en infère plusieurs référentiels (de savoirs, savoir-faire, savoir-être) à déceler et/ou à acquérir par les porteurs de projet.

Mais si on étudie les stocks de compétences des entreprises ayant échoué, on retrouve à des degrés divers les mêmes composantes. D’autre part, à un moment donné, les entreprises qui se sont finalement écrasées ont eu un stock de compétences référencées suffisant pour se lancer, trouver des capitaux, séduire leurs premiers clients.

Alors où le bât blesse-t-il ? 

Les enseignants-chercheurs étudient les principales causes d’échec des startups et en déduisent les lacunes de compétences des fondateurs. Ainsi, si la jeune pousse n’a pas su intégrer et convaincre son principal marché : par exemple, parce qu’elle s’est trompée sur son prix de vente, ses coûts de revient, ses marges : on en déduit un manque de compétences commerciales, marketing ou financières de l’équipe dirigeante. 

Mais une analyse approfondie montre que ce qui est sous-jacent à toutes les causes recensées dans ce genre de tableau c’est que les fondateurs n’ont, à l’origine, pas su dénicher et choisir les personnes idoines possédant ces compétences manquantes. Le problème n’est pas tant que le porteur de projet ne détenait pas lui-même ces compétences managériales, mais plutôt qu’il n’ait pas su trouver et/ou jauger convenablement les personnes censées lui apporter ces compétences : d’autres cofondateurs et les employés clés (hauts cadres, experts…).

 

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29/09/2017

Accompagnement entrepreneurial : et si on avait tout faux ?

Malgré les efforts très louables des pouvoirs publics, le dynamisme entrepreneurial dans notre royaume reste assez faible. En effet, le taux de création d’entreprises (part des nouvelles entreprises dans le total des entreprises actives) en Belgique est le plus fluet des pays de l’Union européenne : il avoisine les 3,5 % (9,5% en France, 10,5% aux Pays-Bas, 7,8% étant la moyenne européenne : chiffres Eurostat 2015). Dès lors l’impact macro-économique du dispositif public d’aide à la création et au financement d’entreprises est plutôt chétif.

Par ailleurs, le taux de mortalité des entreprises est relativement haut puisque grosso modo un peu plus de la moitié (51%) des entreprises créées disparaissent endéans les cinq ans. Même si ce taux de mortalité descend à 34% pour les entreprises accompagnées, cela n’a pas beaucoup d’effet sur la vigueur entrepreneuriale du pays puisque le taux d’abandon des projets est élevé : plus d’un tiers des projets accompagnés dans des structures d’accompagnement ne débouchent pas sur la création d’entreprises.

 

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24/08/2017

Le crowdfunding ne perce pas en Belgique

Une étude de KPMG (2015) démontre qu’en matière de crowdfunding, la Belgique reste à la traîne : un Belge y consacre en moyenne 0,11 €, tandis qu’un Français y consacre 1,20 €, un Hollandais, 1,58 €, et un Anglais jusqu’à 1,78 €.

Le marché des plateformes de financement participatif en Belgique est très différent de ce qui se passe dans les autres pays. En effet, dans le royaume, la culture du risque n’est pas ancrée comme elle l’est dans les pays anglo-saxons. Et la culture financière des Belges est très lacunaire, notamment quand elle concerne les outils de levées de capitaux à risque. Une enquête commandée par le Cabinet Valoro en 2016 (892 personnes interviewées en Belgique) a révélé le manque de notoriété du crowdfunding auprès des particuliers mais également auprès des mini et des primo entrepreneurs : moins de 7% des Belges ont entendu parler de l’investment crowdfunding (prêt et/ou prise de participation). Mais 70% des répondants, selon cette même enquête, déclarent prendre en considération cette option pour effectuer un investissement/placement.

Le problème en Belgique n’est pas tant lié aux entrepreneurs car les idées et les projets ne manquent pas mais il est plus compliqué de trouver les investisseurs. Ceux-ci préfèrent placer leur argent sur un compte d’épargne plutôt que de l’investir sur une plateforme. Il est d’ailleurs symptomatique que sur les 50 000 membres de MyMicroInvest, moins de 10% d’entre eux seulement franchissent le pas et investissent.

 

 

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