Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

22/09/2017

Crowdfunding:la sélection est trop classique et trop consensuelle

S’affranchir du dogme

Les plateformes de crowdfunding, tout comme les autres acteurs de l’investissement non coté (à l’instar des réseaux de business angels et des venture capitalists) trient les projets au travers de prismes trop classiques et trop consensuels, ils peuvent ainsi très bien ne pas déceler de véritables perles. Dans l’univers du capital-risque prédomine, par exemple, la perception trompeuse qu’en dehors des technologies de pointe il n’est point de pactole !

Le corollaire de cette perception est que les startups « non tech » ont implicitement un potentiel moindre de retour sur investissement et sont de ce fait moins attractives pour les contributeurs potentiels. On a ainsi tendance à penser que pour une jeune pousse, le fait de détenir une technologie propriétaire, dont on peut breveter plusieurs composantes et applications innovantes constitue le meilleur moyen d’établir à terme un avantage concurrentiel et une barrière à l’entrée (dans le marché visé) pour dissuader la concurrence. Pourtant, bien des startups non tech méritent un minimum de bienveillance de la part des contributeurs potentiels, car elles sont nombreuses à offrir des perspectives de dégager des marges suffisamment élevées que pour alimenter d’excellents cash flows et ROI (return on investment).

En d’autres mots, une entreprise émergente proposant une technologie propriétaire avancée, unique et brevetable n’est pas la seule voie menant à un pactole potentiel. La véritable barrière à l’entrée et/ou l’avantage compétitif est surtout de savoir fournir un service de qualité en arborant des marges élevées (ce qui implique notamment de savoir maîtriser ses coûts). Un projet classique (de type, nettoyage à sec, boulangerie, ou bowling), avec un business modèle simple et une bonne équipe peuvent suffire à enrichir un investisseur. Le corollaire à ce principe est qu’il faut également trouver les moyens d’aider les jeunes pousses non tech à émerger et à gagner en visibilité auprès de contributeurs individuels, à l’instar de ce que font, de manière assez parcellaire, les portails de crowdfunding.

 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici !

21/09/2017

Les crowdfunders préfèreraient qu'on leur laisse l'initiative

La foule de mini investisseurs a besoin d’autonomie

Les petits investisseurs particuliers souhaitent, pour la plupart, qu’on leur laisse l’initiative de contacter eux-mêmes les porteurs de projet. Étant donné l’incommensurable diversité de motivations, de profils et d’ambitions de la part des contributeurs potentiels et étant donné qu’il est difficile de savoir comment ceux-ci veulent être contactés, et qu’il est malaisé de connaître ce qu’ils apprécient, ce qu’ils veulent voir et entendre de la bouche des mini-entrepreneurs, ce qui attire leur attention, etc., mieux vaut donc leur laisser l’initiative de contacter eux-mêmes les porteurs de projet. Les contributeurs pourront ainsi leur transmettre leurs exigences particulières en matière d’informations élémentaires et complémentaires.

Une base de donnée bien visible centralisant tous les projets d’entreprise d’une région, avec un accès garantissant aux utilisateurs une parfaite maîtrise de leur anonymat, rend possible ce « retournement de situation ».

En outre, une base de donnée centrale de projets permettrait à tous les acteurs « institutionnels » du secteur (accélérateurs, incubateurs, pépinières, plateformes de crowdfunding, business angels networks, etc.) d’enrichir leur propre dealflow en leur offrant un nouveau chenal pour dénicher de nouvelles opportunités de contributions (financières ou non financières) dans de jeunes pousses.

Les mini-investisseurs interviewés déclarent souhaiter un service leur permettant de sélectionner eux-mêmes les projets selon leurs propres critères et leur offrant la possibilité de structurer, entre eux, les projets choisis. Pour cela, il faut mettre en place, d’un côté un système efficace d’approvisionnement en continu de projets entrepreneuriaux et, d’un autre côté des outils de screening (procédure de sélection) et de diagnostic des projets, utilisables par quiconque.

 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici !

20/09/2017

Le marché du seed investment est fragmenté et peu structuré

Pour les porteurs de projet la recherche de financements s’apparente à un chemin de croix. Le parcours (de combattant) est effectivement compliqué, semé d’embûches et inutilement pénible et long. L’entrepreneur en herbe est souvent pressé, il sait qu’il existe probablement beaucoup d’investisseurs potentiels, mais il ne sait ni comment les dénicher, ni comment les aborder.

Par ailleurs, à l’échelle régionale, il n’existe aucune initiative de collecte générale d’informations répertoriant de manière proactive, systématique et à la source toutes les opportunités d’investissement dans des entreprises en création. Pourtant, des statistiques publiques permettraient une meilleure connaissance des contributeurs financiers (mini-investisseurs particuliers), de leurs comportements, de leurs attentes et de leurs frustrations pour donner une vision plus aigüe du fonctionnement du marché du capital-risque et favoriser l’efficacité des outils publics actuels concernant l’aide à la création et au financement d’entreprise.

Le funding gap et le chemin de croix des porteurs de projet pour lever des fonds, témoignent du peu d’efficacité du marché du capital-risque actuel. Marché où tous les investisseurs n’ont pas accès aux « bons » projets en même temps, ou aux mêmes conditions. Bref, tous les intervenants se baladent dans un brouillard perpétuel et beaucoup de bonnes idées n’obtiennent ainsi jamais d’audience. On y voit dès lors une perte substantielle de création d’activité.

 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici !