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12/09/2017

Crowdfunding: miroir à alouettes !

L’essor du financement participatif tient en grande partie aux taux de rentabilité proposés aux internautes : de 4,5 à 15% de rendement ! Des chiffres attirants, à l’heure où les placements sans risques rapportent si peu, à l’heure où sur le marché interbancaire les taux sont actuellement négatifs, tandis que la Bourse se montre vaporeuse.

Les taux servis, proportionnels à la durée du crédit et à la santé de l’entreprise, sont fixés selon deux méthodes. Soit c’est la plateforme qui l’établit unilatéralement (Lendix, Lendopolis, Credit.fr), soit c’est un système d’enchères inversées qui prévaut. Le taux est de 9% en moyenne chez Unilend, entre 4% et 10% chez Lendopolis. Des rémunérations brutes auxquelles il faut, bien sûr, retrancher la fiscalité (En France : 15,5% de prélèvements sociaux, puis les intérêts sont imposés selon votre tranche marginale d’imposition).

Mais, les plateformes sont confrontées à une équation impossible. Elles doivent convaincre le grand public de prêter, par leur intermédiaire, de l’argent à des entreprises solides à 8 ou 9 %. Or des entreprises de qualité qui acceptent de payer un taux de 8 % ça n’existe pas puisqu’elles peuvent être financées en une semaine par leur banque à 3 % ou 4 %. Ce nouveau métier en France, comme en Belgique, n’a pas encore réussi à bien positionner le curseur entre le niveau du taux d’intérêt et le risque.

 

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11/09/2017

Crowdfunding: les campagnes de promotion peuvent vite tourner au cauchemar financier

N’oublions pas que préalablement à la campagne de levée de fonds, il y a, la plupart du temps, des mois d’un travail sophistiqué de formalisation, de structuration, de préparation de la communication.

Richard Swart de l’université de Californie a découvert que les campagnes ayant réussi à collecter 100 000 dollars ont nécessité au moins 200 heures de préparation. En outre, les initiateurs de ces campagnes passent en moyenne 136 heures à les gérer. Pour réussir leur campagne beaucoup d’entrepreneurs y consacrent des mois à leur préparation.

Si vous sous-traitez dans sa totalité la gestion de votre campagne promotionnelle sur une plateforme de crowdfunding à une agence de communication, celle-ci pourra exiger une commission avoisinant parfois le quart, voire le tiers des fonds récoltés !

Cette commission d’agence (qui oscille typiquement entre 10% et 30% des fonds collectés) s’ajoute bien évidemment à la commission de la plateforme (qui oscille, elle, entre 5% et 15% des fonds levés).

 

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10/09/2017

Crowdfunding: embûches et mécanismes insidieux des campagnes

Les campagnes de collecte de fonds auprès du grand public peuvent avoir des conséquences inattendues, parfois sérieuses. Si elles échouent, cela devient comme un fanion rouge agité devant les yeux des banquiers, des business angels et des venture capitalists : ceux-ci peuvent mettre en question la viabilité du projet. Un échec dans la collecte peut hypothéquer les chances de réussite de toute tentative ultérieure de levée de fonds. D’où l’importance de savoir se fixer des objectifs de collecte attingibles. Car si l’objectif n’est pas atteint, vous ne recevez (généralement) rien et vous sabotez vos chances pour les tours de table suivants.

C’est la triste réalité du monde des affaires mais beaucoup d’entrepreneurs ne sont pas capables de commercialiser leurs idées ou finissent par fournir un produit ou un service bien en dessous des attentes du marché. Dans des circonstances normales, une entreprise privée a le luxe de faire un flop calmement, presque anonymement. Il n’en est rien dans le domaine du crowdfunding. Le corollaire, quand on utilise un canal dans lequel le succès dépend énormément du buzz créé par les médias et par les réseaux sociaux, est que quand vous échouez, vous le faites face à une très vaste et très vociférante audience.

 

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