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08/09/2017

Crowdfunding : il n’y aura pas de place pour tout le monde!

Les sites de crowdfunding fleurissent d’autant plus facilement que pour se lancer il suffit d’acheter une plate-forme clé en main. Pour 5 000 à 20 000 euros, selon la complexité. Capsens (service leader en Europe pour lancer sa plateforme de crowdfunding) par exemple, propose des sites prêts à l’emploi. Toutes les semaines, ce genre de société est sollicité par de nouveaux venus qui sont tous persuadés d’avoir la bonne idée.

L’effervescence actuelle autour du crowdfunding, le nombre exponentiel de sites prêts à se lancer ou l’originalité de certains modèles économiques ne sont pas sans rappeler le boom des sociétés Internet à la fin des années 1990. À l’époque, toutes promettaient de révolutionner nos vies. L’explosion de la bulle et la concentration du secteur avaient eu raison de la majorité d’entre elles, tout en faisant émerger de solides leaders. Il est probable qu’il en sera de même pour les plateformes de financement participatif.

Le business modèle est porté par le volume de transactions 

Au plus il y a de projets réussissant leur collecte de fonds sur la plateforme, au plus celle-ci gagne de l’argent. Par exemple, pour les sites de crowdlending et de reward based crowdfunding l’équation est simple : comme ils taxent entre 5% et 6% des montants qui passent chez eux, ils doivent réaliser, grosso modo, de 10 à 15 millions d’euros de collecte par an pour atteindre l’équilibre.

 

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07/09/2017

Le crowdfunding est une activité difficilement rentable

Le business modèle actuel n’est pas idéal

 Le rapport coûts/bénéfices ne joue pas en faveur du crowdfunding. En effet la structure des coûts est lourde tandis que les profits sont maigres. Ceux-ci dépendent du volume de transactions. En effet, pour être rentables, les plateformes doivent atteindre le plus rapidement possible la taille critique.

Leurs modèles économiques sont fragiles  parce que la course à la masse critique nécessite d’investir continuellement dans des ressources complémentaires (nouvelles dépenses marketing, nouvelles compétences pointues, nouvelles installations…), ce qui rogne perpétuellement leurs marges.

En outre, ces marges se révèleront plus que probablement insuffisantes pour couvrir les risques juridiques (largement sous-estimés) : poursuites judiciaires par les petits investisseurs pour manque d’informations ou divulgation d’informations trompeuses, etc.

Ce n’est pas seulement un problème de volume c’est également une question de montant moyen donné, prêté ou investi, qui reste trop bas. Les revenus ne parviennent pas ou peu à couvrir les coûts des plateformes, qu’elles soient spécialisées ou hybrides. En effet, trois ans après leur création, la plupart des plateformes ne réussissent pas à atteindre l’équilibre financier.

 

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06/09/2017

Le financement participatif ne fait peur à aucun des financeurs traditionnels

Les banques n’ont en fait jamais eu de raisons de s’inquiéter. D’emblée, les banquiers ont considéré les sites de financement participatif comme sympathiques et utiles, car les services qu’ils proposent sont complémentaires des leurs. En outre, les banquiers savaient de toute façon que ces sites devraient prouver à un moment ou à un autre leur capacité à absorber une forte demande tout en restant rentables et en assurant un service de qualité.

Les banquiers connaissent depuis longtemps (ils ont l’expérience) toutes les variables de l’équation : chaque mois, ils accordent plusieurs milliards d’euros de crédits à la consommation, tandis qu’en face, les plateformes de crowdlending dans leur ensemble n’engendrent que quelques millions d’euros…

Et si les banques se sont insurgées avec mollesse (elles ont pratiquement laissé faire) contre les coups de canifs portés à leur monopole (les ordonnances élargissant le nombre d’exceptions au monopole bancaire, notamment celle permettant aux particuliers de financer des projets en prêtant de l’argent contre un intérêt, et celle permettant aux particuliers de se prêter de l’argent entre eux), c’est parce qu’elles savaient bien que les plateformes leur demanderaient à un moment ou à un autre de venir à leur secours.

 

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