Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

29/09/2017

Accompagnement entrepreneurial : et si on avait tout faux ?

Malgré les efforts très louables des pouvoirs publics, le dynamisme entrepreneurial dans notre royaume reste assez faible. En effet, le taux de création d’entreprises (part des nouvelles entreprises dans le total des entreprises actives) en Belgique est le plus fluet des pays de l’Union européenne : il avoisine les 3,5 % (9,5% en France, 10,5% aux Pays-Bas, 7,8% étant la moyenne européenne : chiffres Eurostat 2015). Dès lors l’impact macro-économique du dispositif public d’aide à la création et au financement d’entreprises est plutôt chétif.

Par ailleurs, le taux de mortalité des entreprises est relativement haut puisque grosso modo un peu plus de la moitié (51%) des entreprises créées disparaissent endéans les cinq ans. Même si ce taux de mortalité descend à 34% pour les entreprises accompagnées, cela n’a pas beaucoup d’effet sur la vigueur entrepreneuriale du pays puisque le taux d’abandon des projets est élevé : plus d’un tiers des projets accompagnés dans des structures d’accompagnement ne débouchent pas sur la création d’entreprises.

 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici !

02/12/2016

Accompagnement des startups: l’effrayant désert statistique

Une palette très complète d’opérateurs et une gamme très variée de dispositifs

En Belgique, les structures d’accompagnement à la création d’entreprise sont nombreuses, variées et complémentaires : c’est un bienfait.

Parmi les principaux acteurs de l’accompagnement des créateurs d’entreprises, il y a nos nombreux opérateurs d’animation économique agréés qui incluent les opérateurs de proximité (Cap Innove, Cide-Socran, UCM, BEP, CCI Luxembourg belge, Idelux, etc.), et les opérateurs spécialisés dans les matières qui touchent à la recherche et aux technologies. Par exemple, les services de transfert de connaissances et de technologie des universités et des hautes écoles, membres du réseau LIEU (Liaison Entreprise-Université), et la vingtaine de centres de recherches agréés (Wal-Tech, Adisif, Picarré, Innovatech, etc.).

Le dispositif compte également des incubateurs publics spécialisés (I-Tech Incubator, WSL, etc.), des agences conseils en économie sociale (Credal, Ages, etc.) et une bonne douzaine de structures d’aide à l’autocréation d’emploi (SAACE). Sans oublier une dizaine de formations pour la création d’entreprise (dispensées par l’Ifapme, Group One, etc.) et le plan Airbag pour les indépendants (initié par le Forem).

De manière générale, à quelques exceptions près, chaque opérateur définit ses méthodes, son programme d’accompagnement, sa cible privilégiée, ses objectifs et son mode de financement.

Concomitamment, les dispositifs de soutien à la création d’entreprise sont très nombreux et peuvent prendre des formes extrêmement différentes. Ils peuvent être classés selon plusieurs critères, en fonction :

- du destinataire du soutien financier du dispositif, on peut distinguer les dispositifs d’aides directesqui sont perçues par les créateurs eux-mêmes, et les dispositifs d’aides indirectes qui visent à faciliter la création d’entreprises en soutenant des actions qui bénéficieront indirectement aux créateurs. On trouve, parmi ces derniers, le développement de la culture entrepreneuriale, l’encouragement des investissements dans les entreprises en création, le financement d’acteurs pour accompagner ou héberger les créateurs, le développement de systèmes d’information à destination des créateurs, par exemple ;

 

lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici