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08/12/2016

Faisons avancer le schmilblick du soutien aux startups

Les dispositifs de soutien direct aux créateurs d’entreprises ont rarement fait l’objet d’évaluation

 

Les aides directes sans remboursement visant à soutenir la création d’entreprises sont nombreuses. Mais il n’est malheureusement pas possible de distinguer, pour certaines de ces aides, celles qui bénéficient aux créateurs et celles qui bénéficient aux repreneurs.

Tant en montant qu’en nombre de bénéficiaires, les dispositifs les plus importants visent les chômeurs ou les bénéficiaires de minima sociaux :

- les exonérations sociales et fiscales visent en particulier les demandeurs d’emploi et les indépendants ;

- les subventions, qui représentent environ le double du montant des exonérations, sont également massivement orientées vers les créations d’entreprises par les chômeurs ou les personnes bénéficiant de minima sociaux à travers l’activation des dépenses sociales et la possibilité d’investir une partie de ses droits à allocation chômage dans son entreprise ou de bénéficier du cumul de son allocation et des revenus de son entreprise.

 

Ces dispositifs permettent notamment à cette catégorie de créateurs, aux moyens financiers a priori limités, de disposer soit de ressources pendant la période initiale où l’activité de leur entreprise ne permettrait pas de subvenir à leur besoin, soit d’un pécule qui peut compléter les fonds propres de leur entreprise. Par ailleurs, leurs charges sont réduites pendant les premiers mois voir les premières années. La majorité des chômeurs créateurs bénéficie de cette exonération.

Les dispositifs de subventions et d’exonération ont rarement fait l’objet d’évaluation et sont, en règle générale, mal suivis. Leur coût et le nombre de leurs bénéficiaires, notamment concernant les dispositifs les plus massifs, sont mal connus ce qui rend difficile la mesure de leur impact et de leur efficacité.

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02/12/2016

Accompagnement des startups: l’effrayant désert statistique

Une palette très complète d’opérateurs et une gamme très variée de dispositifs

En Belgique, les structures d’accompagnement à la création d’entreprise sont nombreuses, variées et complémentaires : c’est un bienfait.

Parmi les principaux acteurs de l’accompagnement des créateurs d’entreprises, il y a nos nombreux opérateurs d’animation économique agréés qui incluent les opérateurs de proximité (Cap Innove, Cide-Socran, UCM, BEP, CCI Luxembourg belge, Idelux, etc.), et les opérateurs spécialisés dans les matières qui touchent à la recherche et aux technologies. Par exemple, les services de transfert de connaissances et de technologie des universités et des hautes écoles, membres du réseau LIEU (Liaison Entreprise-Université), et la vingtaine de centres de recherches agréés (Wal-Tech, Adisif, Picarré, Innovatech, etc.).

Le dispositif compte également des incubateurs publics spécialisés (I-Tech Incubator, WSL, etc.), des agences conseils en économie sociale (Credal, Ages, etc.) et une bonne douzaine de structures d’aide à l’autocréation d’emploi (SAACE). Sans oublier une dizaine de formations pour la création d’entreprise (dispensées par l’Ifapme, Group One, etc.) et le plan Airbag pour les indépendants (initié par le Forem).

De manière générale, à quelques exceptions près, chaque opérateur définit ses méthodes, son programme d’accompagnement, sa cible privilégiée, ses objectifs et son mode de financement.

Concomitamment, les dispositifs de soutien à la création d’entreprise sont très nombreux et peuvent prendre des formes extrêmement différentes. Ils peuvent être classés selon plusieurs critères, en fonction :

- du destinataire du soutien financier du dispositif, on peut distinguer les dispositifs d’aides directesqui sont perçues par les créateurs eux-mêmes, et les dispositifs d’aides indirectes qui visent à faciliter la création d’entreprises en soutenant des actions qui bénéficieront indirectement aux créateurs. On trouve, parmi ces derniers, le développement de la culture entrepreneuriale, l’encouragement des investissements dans les entreprises en création, le financement d’acteurs pour accompagner ou héberger les créateurs, le développement de systèmes d’information à destination des créateurs, par exemple ;

 

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