Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

06/08/2017

Le crowdfunding démocratise l'accès au financement, vraiment?

Fantasme d'un accès plus facile pour tous

 Selon le rapport « The Future of Finance, The Socialization of Finance » produit par Goldman Sachs en 2015, le crowdfunding concrétiserait une finance plus « sociale et démocratique » qui illustrerait sa socialisation.

Certes le système est, pour les demandeurs de financement, plus simple (à condition de disposer de talents communicationnels), plus rapide (40 jours en moyenne) mais aussi plus coûteux que le système bancaire classique (comme pour les combats de gladiateurs, tout avantage est contrebalancé par un inconvénient).

Mais est-il réellement plus accessible ?

La plupart des plateformes de crowdfunding se targuent de procédures drastiques de sélection où seulement 1% à 5% des candidats sont retenus. Ces plateformes peuvent alors se vanter de ne proposer à leurs visiteurs que la « crème de la crème » des projets en quête de financements.

Look&Fin est un exemple que la démocratisation de l’accès simplifié au financement ne se fait qu’à la marge. En effet, la plateforme annonce la couleur franchement : elle ne cible que les entreprises arrivées à maturité et déjà rentables. Trois critères d’éligibilité :

-         Déjà rentables.

 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici !

05/08/2017

Les fantasmes du crowdfunding

De la bouche et des écrits des thuriféraires les plus enthousiastes du crowdfunding, on recueille des témoignages du type :

« Alors que les investisseurs traditionnels resserrent les cordons de leur bourse, les plateformes de crowdfunding – où les internautes financent directement des projets de petite taille en devenant actionnaire, créancier ou donateurs – portent tous les espoirs des très petites entreprises. »

Pour de nombreux entrepreneurs, la levée de fonds représente un obstacle majeur, notamment pour les nouveaux venus qui souffrent d’un manque de contacts dans le monde assez fermé des capitaux-risqueurs. Il est souvent difficile d’obtenir un rendez-vous, la compétition pour l’accès aux fonds fait rage et il est rarement accordé de seconde chance. « Mais avec les plateformes en ligne, les startups auront accès à un éventail plus large de contributeurs potentiels, sans aucune contrainte géographique, ce qui devrait augmenter leurs chances de succès. »

Les épargnants peuvent, grâce à Internet, jouer le rôle de banquiers, d’investisseurs providentiels (« 1 000 euros suffisent pour se lancer comme business angel »), de producteurs (d’artistes), de promoteurs immobiliers ou de mécènes… 

 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici !

02/08/2017

Porteurs de projet:votre idée ne mérite probablement pas une prime de répartition

Dans un bon modèle d'equity splitting (partage du capital), l’apporteur de l’idée à l’origine de la start-up ne reçoit pas de prime de répartition (ou equity advantage) c’est-à-dire de compensation sous la forme d’une part supplémentaire d’actions. Par exemple, un equity advantage de 10% signifie que le fondateur pourrait recevoir 30% des actions au lieu de 20% sans cet avantage.

Une idée brute n’a pas de valeur en soi, seule sa réalisation matérielle compte. En plus, l’idée brute originelle est taillée et polie collégialement par les cofondateurs et il est pratiquement impossible de départager les contributions relatives de chacun à l’idée finale.

Certes, la start-up n’existerait pas si ce n’était à cause de l’idée de départ. Et donc l’idée vaut certainement quelque chose. Mais il y a aussi beaucoup de vérité dans le dicton : « une start-up florissante c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration ».

Instaurer que l’idée vaut 90% de la valeur (et donc 90% du capital-actions) est une erreur très communément commise au démarrage. Certes, toute bonne entreprise commence par une bonne idée. Ce principe fondamental a inspiré des douzaines de générations d’entrepreneurs enthousiastes, les remplissant de la promesse qu’une bonne idée et des efforts conséquents sont tout ce qu’il faut pour devenir millionnaire. Malheureusement, c’est loin de correspondre à la réalité. Une bonne idée ne suffit pas à garantir le succès. En effet, bon nombre d’entreprises ont été créées sur de grandes idées et se sont effondrées sous leur propre poids, ou ont été victimes de la concurrence ou ont simplement échoué à prendre leur envol. Pourquoi ?

 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici !