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16/08/2017

Crowdfunding : ambigüité et surenchère du discours marketing

Une plateforme ne garantit pas la réussite du projet une fois la collecte terminée, ni ne juge la capacité des porteurs de projet à bien l’exécuter. Si elle dit le contraire, elle bluffe. Pourtant il y a de la confusion dans l’esprit du petit investisseur de la foule. Pour lui la réussite de la collecte est en soi un signe annonciateur de la réussite du projet.

La confusion naît de la façon dont la plateforme se vante de la rigueur de son processus de sélection, de l’intensité de sa due diligence. Ce discours souvent « perlimpinpinesque » met en confiance la foule, sur la réussite du projet. En outre, l’analyse du projet par la plateforme (parfois rédigée dans un prospectus) est avalisée par le Régulateur (la FSMA en Belgique, l’AMF en France). Pour le petit investisseur, cela confirme que le projet présenté sur la plateforme d’equity based crowdfunding est forcément un bon projet.

La foule sait bien que tout projet est risqué. Mais elle ne comprend pas bien comment appréhender (quantifier) ce risque. Si 100 pages de rapport disent qu’il y a des risques mais qu’il y a aussi des rendements potentiels et que même si le rapport précise qu’il existe quantitativement plus de menaces et de faiblesses que d’opportunités et de forces : aux yeux du petit investisseur le projet vaut quand même, par exemple, 1,5 million d’euros. « Donc c’est que ça doit quand même être bon si des professionnels (les évaluateurs maison de la plateforme) aboutissent à une valeur pareille », entend-t-on très souvent, de la bouche des particuliers interrogés.

 

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14/08/2017

Crowdfunding: manque de flexibilité et de fonctionnalités des plateformes

Florilège des petits inconvénients des plateformes de crowdequity et de crowdlending en service :

-         Les portails sont de type take-it-or-leave-it et one-size-fits-all (c’est-à-dire notre plateforme convient à tous types de projets, c’est ça ou rien : vous la prenez telle quelle ou allez voir ailleurs)

-         Les limites arbitraires de durée des collectes font partie des raisons principales pour lesquelles presque deux tiers des campagnes de collecte de fonds échouent.

-         Les mesures arbitraires du type atteindre l’objectif ou ne rien recevoir contribuent fréquemment plus à l’échec qu’au succès de la campagne.

-         Voulez-vous que votre campagne ratée de crowdfunding reste en ligne indéfiniment comme un monument à la gloire de votre échec ? Et bien c’est ce à quoi vous réduisent les gros portails.

-         Les sites de crowdfunding gardent le contrôle sur les données utilisateurs des réseaux et communautés que vous avez bâtis. Est-ce bien juste ?

 

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11/08/2017

Les plateformes de crowdfunding sont bien des intermédiaires à but lucratif, quoi qu'elles en disent!

La finance participative nage en plein paradoxe. Elle connaît une progression phénoménale qui trouve ses racines dans les nouvelles possibilités qu’offre Internet (rapidité d’exécution et accès à l’information à coût virtuellement nul) ainsi que dans les nouveaux usages que celui-ci a rendus possibles : réseaux sociaux et communautaires, mais surtout…désintermédiation !

Or, les opérateurs de plateformes de financement participatif sont de fait de nouveaux intermédiaires mais qui n’assument pas ou maîtrisent mal ce concept flou, à géométrie variable, d’intermédiaire. Collecter des fonds c’est être prestataire de service de paiement. Et même si cette collecte se fait indirectement, au travers d’un tiers agrémenté (Banque) c’est toujours la plateforme qui est maître d’œuvre et qui doit en assumer la responsabilité juridique, au moins en tant qu’agent de prestataire de service de paiement.

 

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