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25/11/2016

Faiblesses du capital-risque belge

Inutile de revenir sur l’importance des TPE et des PME dans l’économie belge, dans l’emploi et, plus largement, dans l’innovation et la croissance de la productivité globale.

Cependant, l’approvisionnement des TPME en fonds propres, depuis les stades précoces de l’amorçage et du démarrage  jusqu’à celui du financement sur les marchés, est insuffisamment développé, en dépit de l’existence d’Alternext et du Marché Libre (qui est plutôt un fiasco), spécifiquement destinés aux PME.

Ne reste donc essentiellement (du moins en volumes de fonds) que le financement « intermédié »par emprunts bancaires.

Mais les contraintes de crédit auxquelles ont à faire face les entreprises à partir d’un certain niveau de risque sont trop prégnantes, alors même qu’elles pourraient être levées, pour la plupart, par un meilleur fonctionnement du couple risque-rendement.

Malheureusement, plus qu’à l’étranger, la dette des TPME belges semble faire l’objet d’un rationnement.

Sans entrer dans les détails, l’industrie belge du capital-risque présente plusieurs faiblesses si on la compare à la situation aux Etats-Unis. En voici quelques exemples.

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08/05/2015

Les spécificités belges en matière de financement d'entreprises

Certes nous savons pourquoi le financement est une clé de la croissance des PME. Mais nous ne savons comment faire ni pour favoriser le financement en fonds propres ni pour lever les obstacles au financement par l’endettement.

Pour expliquer, de manière très synthétique, le malthusianisme « à la belge » du marché des fonds propres, observons tout d’abord,  que le financement par la dette a été privilégié par rapport à celui sur fonds propres, probablement parce que ceux-ci impliquent une possibilité (un risque) de prise de contrôle de l’entreprise. Ce fait a bridé le développement des marchés de fonds propres en Belgique.

Par ailleurs, les entreprises ont été habituées à une intervention de l’État dans le domaine de la distribution de crédit.

Enfin, une moindre culture de la prise de risque a empêché que ne se développe une véritable tarification du crédit risqué, bloquant ainsi la sélection des projets par le niveau du taux d’intérêt. Lire la suite

20/04/2015

Taxons autrement les entreprises et le choc de compétitivité ne se fera pas au détriment de la collectivité !

La simplicité des solutions préconisées tant par le patronat tant flamand que par le patronat francophone pour surmonter les défis de l’économie, à savoir : d’abord restaurer la compétitivité des entreprises afin d’engendrer des recettes qui, elles, serviront à rééquilibrer les finances publiques ; trahissent une logique qui à terme prône une diminution substantielle des dépenses publiques.

En réalité, les « mesures courageuses devant être prises par les pouvoirs publics », dixit Jo Libeer, patron de la VOKA, consistant essentiellement à baisser colossalement les charges sociales des entreprises afin d’engendrer un véritable choc compétitif n’engendreront pas forcément des recettes fiscales substantielles pour l’État. En effet, si on comprend aisément qu’une réduction massive de charges patronales engendre une amélioration sensible de la compétitivité des entreprises et donc de leur taux de marge d’exploitation, l’amélioration de celui-ci n’est pas forcée de déborder sur le taux de marge bénéficiaire, surtout si les bénéfices de la société sont taxés au taux nominal de 33,99 %. Lire la suite