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27/03/2017

Les business angels et les venture capitalists ne sont pas des bandits !

Beaucoup d’entrepreneurs aiment décrire les business angels (BAs) et les venture capitalists (VCs), c’est-à-dire les fonds ou les sociétés de capital-risque, comme des vauriens. Les capitaux-risqueurs sont devenus les boucs émissaires favoris dans l’écosystème start-up, parce qu’ils ont déversé en masse de l’argent dans des sociétés qui se sont effondrées de manière spectaculaire. Ces entreprises financées par des sociétés et des fonds de capital-risque ont brûlé en pure perte des tonnes de cash, sans créer ni valeur, ni profit.

Il est très facile d’être un critique en chambre, et d’étriller les VCs et les BAs en déblatérant sur leur manque de perspicacité. Parmi les critiques courantes qui leur sont faites, les capitaux-risqueurs sont intellectuellement myopes : ils préfèrent des business modèles éculés (à force d’être copiés) ; ils ont l’instinct grégaire et une mentalité moutonnière et refusent de sortir des sentiers battus en misant courageusement sur des modèles « contrarian » ; et ils sont obsédés par la course énergique vers la croissance, quel qu’en soit son coût.

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24/03/2017

Start-up: une approche prospective et dynamique de la valeur

Exemple d’évaluation selon le Venture Capital Model (VCM)

 Cette variante de l’Income Approach est utilisée d’une façon comme une autre par la communauté des professionnels du capital-risque, comme un moyen efficace de scruter les projections du plan d’affaire afin de déterminer si elles sont concordantes et raisonnables. Si la perception du ratio risques/return est positive, on poursuit alors la due diligence et on approfondit l’analyse de la valeur de l’entreprise.

 Le VCM est une approche prospective et dynamique de la valeur fondée sur l’actualisation des flux anticipés de rentabilité. Le taux d’actualisation tient compte de la perception du risque inhérent à l’entreprise et de la probabilité de réaliser concrètement les prévisions du plan d’affaire.

Cependant, au lieu d’utiliser le flux annuel de cash flow libre comme la valeur théorique de l’entreprise, le VCM repose sur l’hypothèse d’un évènement de liquidité certain dans le temps (vente ou IPO (Initial Public Offering c’est-à-dire introduction en Bourse)) et escompte le produit de cet évènement pour le rendre homogène et exprimable en unités monétaires du moment.

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21/03/2017

Startups: combien valez-vous?

Les capitaux-risqueurs utilisent une batterie de tables d’évaluation

 Prenons le cas d’une start-up parvenue à lever 1,5 million d’euros, en ayant vendu 2 % de son capital social ; elle a donc une valeur totale (exubérante), après l’investissement requis (post money) de 75 millions d’euros. Et pour pouvoir mener à bien son plan de développement, la start-up devra encore lever 7 millions d’euros dans deux ans Or, il s’agit là d’un montant bien supérieur à l’investissement moyen pratiqué par la majorité des business angels. La jeune pousse devra donc se tourner vers les fonds de capital-risque pour des financements de cette ampleur. Et la première chose que ceux-ci demanderont sera : « Combien valez-vous ? »

 Une société de capital-risque étudie alors les chiffres pro forma (non audités) de la start-up et constate que les revenus projetés au terme de l’an 1 sont de 2 millions d’euros pour une perte prévue de 1 million d’euros.

 L’investisseur institutionnel s’en remet alors aux tables d’évaluation en vigueur sur le marché pour comparer les valorisations existantes pour des entreprises similaires.

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